Les Haras

Les Haras

Les Haras aujourd’hui

L’entrée se fait soit par un monumental porche classé, rue Sainte-Élisabeth, soit par un large portail qui donne sur la cour arrière, rue des Greniers. Deux nouveaux accès rue des Glacières débouchent sur le biocluster et sur l’hôtel. Le bâti s’organise autour d’une vaste cour centrale précédemment ancienne carrière à chevaux. Dans cette cour principale, un sophora du Japon remarquable, quatre fois centenaire impressionne par son port majestueux.

Le projet a conservé les bâtiments implantés à l’alignement de la rue Sainte-Élisabeth et à l’angle de la rue des Glacières : aujourd’hui, l’aile des palefreniers a été transformée en 39 chambres d’hôtel.

La petite écurie héberge les parties communes de l’hôtel : le lobby et la salle de restauration. L’ancien manège, quant à lui, accueille le biocluster, un espace de recherche et d’échanges dédié aux start-ups spécialisées dans le domaine biomédical et dans la conception de technologies informatiques innovantes. L’accès se fait par la rue des Glacières par le biais d’un passage qui permet de se rendre au biocluster, dans la cour et dans les bâtiments qu’elle dessert.

Les grandes écuries royales qui longent la rue des Greniers hébergent la brasserie. À l’instar de l’entrée principale et des toitures, cette aile est classée au titre des monuments historiques.

L’unique concession faite à l’architecture moderne en termes de bâti est l’extension neuve perpendiculaire au porche et qui ferme le quadrilatère. Elle augmente la capacité d’accueil des Haras de 16 chambres.

Le Biocluster

Le biocluster est installé dans l’ancien manège dans lequel les chevaux s’entrainaient. Ce grand volume de 40 mètres par 15 mètres surmonté d’un comble et d’une hauteur de 6 mètres a été totalement repensé. À présent, des salles de travail se répartissent l’espace sur trois niveaux. Toutefois, logée dans des boîtes en verre qui semblent flotter dans les airs, la multitude de structures créée ne nuit pas à la grandeur du lieu.

Biocluster

La Brasserie

La grande écurie se caractérise par sa longue nef de 40 mètres et par sa splendide charpente qui culmine à 13,5 mètres du sol. Une soixantaine de places offre aux clients la possibilité de se restaurer face à la cuisine ouverte ou de passer un agréable moment au bar lounge. Le magistral escalier du rez-de-chaussée, véritable spirale déconstruite, a une double vocation. D’une part, attirer l’œil du visiteur sur les solives et l’exceptionnelle facture de l’ossature du bâtiment. Les 32 marches en chêne mènent, d’autre part, à l’étage. Ce vaste espace, autrefois grenier à blé, peut accueillir jusqu’à 120 couverts. Cette capacité est doublée lorsqu’aux beaux jours la terrasse est installée sur le parvis. Marc Haeberlin, chef du restaurant triplement étoilé l’Auberge de l’Ill est à l’origine de la carte. Son beau-fils Maxime Muller dirige l’établissement.

Brasserie

L'hôtel des Haras ****

L’hôtel, une combinaison de plusieurs bâtiments, se déploie en U. La partie ancienne a conservé l’escalier monumental à balustres en bois, classé, ainsi que les rares fenêtres d’origine qui ont pu être préservées. Une galerie en verre sur deux niveaux relie l’aile des palefreniers au bâtiment neuf. Ce dernier est en cohérence avec l’ensemble du bâti afin de ne pas modifier la qualité patrimoniale du site et notamment la noblesse classique des façades classées restaurées. Ainsi, la façade du nouveau volume, qui se présente comme un portique, reprend les proportions de la grande écurie. La teinte brun rouge des briques rappelle celle des bâtiments en grès avoisinants. Les fenêtres et l’attique se fondent dans le décor. La végétation grimpante recouvrira à court terme les parties pleines.

Hôtel des Haras

Une fresque de rêve

Dès le hall d’accueil de l’hôtel, le visiteur pénètre dans le monde onirique des Haras. La gigantesque fresque qui tapisse le mur face à l’entrée reprend les sujets fondateurs du site. Le graphiste Philippe David, également à l’origine de l’identité visuelle du projet, a choisi de raconter l’histoire des Haras de Strasbourg grâce aux silhouettes de chevaux représentés en héros épique et en héros couronné. La présence de l’homme, d’abord cavalier puis scientifique, atteste de l’importance de son rôle aux côtés des étalons. Quant au sophora japonica qui honore de sa présence la cour centrale depuis plusieurs siècles, l’artiste lui rend hommage en plaçant son ombre derrière les hommes et les bêtes tout au long de son œuvre. La cigogne qui survole la scène évoque l’Alsace.

À l’instar des codes de l’architecture intérieure définis par le duo Jouin Manku, Philippe David a créé un collage surréaliste tout en contrastes constitué d’une première couche en acier noirci, dans laquelle les éléments découpés apparaissent en ombres chinoises. Au second plan, une feuille de verre sablée sérigraphiée au contenu riche en informations et en détails se dévoile selon le point de vue de l’hôte. Sa lumineuse transparence opalescente focalise les regards.

Fresque Haras